Le gouvernement wallon se moquerait-il, lui aussi, des partenaires sociaux ?

Les discussions sur le cahier revendicatif sectoriel des administrations locales et provinciales ont débuté lors du comité C wallon du 27 mars.

Et elles ont commencé sur de mauvaises bases : force est de constater que le mandat donné aux négociateurs est médiocre :

  • Refus de toutes les propositions quantitatives, sans même avoir l’opportunité d’en débattre.

Nous rappelons au gouvernement que notre secteur est le seul où des négociations pécuniaires ne sont envisageables qu’au comité C. Et cela fait plus de 10 ans que nous n’avons obtenu aucune avancée en la matière.

  • Refus de mesures d’adaptation des fins de carrières, alors même que le gouvernement fédéral vient de voter la suppression de la bonification pour diplôme des pensions publiques.

Nous rappelons que la pension publique est l’un des rares avantages qui donne une véritable attractivité à la fonction publique. Sans réaction du gouvernement wallon face à la perte de cette attractivité, nous craignons une déqualification de nos administrations et une fuite des compétences vers le secteur privé, plus avantageux pécuniairement.

  • Pour le reste des propositions qui seraient négociables, renvoi à des groupes de travail pour en discuter mais en stipulant au préalable que les avancées qui seraient engrangées ne pourraient avoir d’effet contraignant sur les pouvoirs locaux.

Nous souhaitons que les négociateurs mandatés par le gouvernement aient une véritable liberté de négocier, sans entraves préalable.

 

Sans réaction du gouvernement wallon et de nouvelles propositions lors du prochain comité C, il faudra s’attendre à des actions des travailleurs des pouvoirs locaux et provinciaux.

Et ceci n’est pas un poisson d’avril !

Tract comité C

Tract comité C