Le journal L’Echo du 22 novembre dernier donnait la parole au « CEO » de Securitas, Ragis Gaspar, qui, parlant des attentats, déclarait : « Nous sommes face à une opportunité historique d’améliorer la collaboration entre les différents acteurs de la sécurité. Nous le devons aux victimes des attentats, mais aussi à chaque citoyen qui compte sur un sentiment de sécurité fondamental ».

Grâce à la collaboration du Ministre Jan Jambon (NV/A) et de l’ensemble du gouvernement fédéral dont le Mouvement Réactionnaire, l’intéressé semble voir son souhait enfin exaucé. Alléluia ! Quelques jours après les propos de Gaspar, le Roi mage de la sécurité privée, le Ministre de l’Intérieur annonçait l’élargissement des missions des services de sécurité privés au détriment des services de police. En clair, il privatise les missions de la police !

Pourtant, Monsieur Gaspar se trompe, il est même en retard d’une guerre. En effet, en termes d’ « opportunité historique », il convient de rappeler que cette expérience a déjà eu lieu…

Dès 1933 en effet, en Allemagne, le tout nouveau ministre Hermann Göring mettait sur pieds sa « Hilfspolizei » composée essentiellement de SA et de SS, soit près de 40.000 hommes. Dès le mois de février, chaque policier allemand était accompagné de sa belle-mère, un membre de cette « police auxiliaire » dont la mission première était de « nettoyer » l’Allemagne des communistes, juifs ou syndicalistes…

Cette étape était une des premières de la mainmise du parti NAZI sur l’Allemagne. On connaît la suite…