Un rapport récent de l’Organisation internationale du Travail (OIT) montre certains des ravages de la crise économique et financière que l’Europe vit depuis maintenant près de 8 ans.

L’étude se concentre sur le développement des inégalités et leur impact pour les classes moyennes. Presque tous les pays européens étudiés ont connu une augmentation des inégalités qui s’est traduite par une baisse de la consommation des ménages. Cette situation peut conduire, s’inquiète l’OIT, à des situations d’instabilité sociale et politique.

Cette dégradation est due notamment à la montée du chômage, à la baisse des salaires et à des réformes du marché du travail qui ont affaibli les syndicats dans leur capacité à représenter et négocier collectivement en faveur des travailleurs. En outre, on a assisté au développement des emplois atypiques et à la précarisation croissante de l’emploi, en particulier chez les jeunes travailleurs et chez les femmes.

Cependant, certains pays ont mieux résister que d’autres à ces tendances inquiétantes. C’est le cas de la Belgique, signale l’OIT. Et les facteurs qui expliquent cette situation relativement meilleure de la Belgique sont exactement ceux que la Commission européenne, le FMI ou la Banque Nationale ne cessent de dénoncer à longueur de rapports et de recommandations : des négociations collectives centralisées et coordonnées, un système de sécurité sociale performant, des services publics importants ou encore le mécanisme d’indexation automatique des salaires et des allocations sociales !